Au cœur de la Vallée de la Loire, à 25 km à l’ouest de Tours, le château de Langeais témoigne de la vie seigneuriale d’une époque en pleine mutation, entre Moyen Âge et Renaissance.
Historique
Après avoir conquis Langeais en 994, le puissant comte d’Anjou Foulques Nerra établit une forteresse dominant la Loire. Très convoitée, celle-ci sera victime de sa position stratégique : pendant la guerre de Cent ans, des bandes armées l’occupe. Charles VII la rachète puis ordonne sa destruction, n’épargnant que le donjon.
En 1465, Louis XI demande à son secrétaire Jean Bourré que l’on construise un château neuf. C’est ici que se déroule en catimini, le 6 décembre 1491, le mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne qui permet le début du rattachement de la Bretagne à la France. Sorti du domaine royal en 1631, le château appartient à la famille de Luynes de 1765 à 1797, puis à différentes familles bourgeoises.
La résidence du XVe va revivre lorsque Jacques Siegfried, grand amateur d’art du Moyen Âge, la rachète en 1886. Il restaure et remeuble le château, puis le donne à l’Institut de France en 1904.
Revivre le Moyen Âge aujourd’hui…
L’échafaudage médiéval et ses engins de levage, reconstitués derrière le donjon, rappellent les techniques de construction des premiers grands bâtisseurs.
Le château comprend 15 salles richement meublées et décorées de somptueux carrelages et de tentures des XVe et XVIe siècles, grâce à la passion de Jacques Siegfried.
La scénographie restitue l’atmosphère et l’organisation d’une grande résidence seigneuriale : ambiance feutrée du logis, splendeur des grandes salles de réception… Dans la salle du banquet, mets et vaisselle fidèlement reconstitués évoquent les manières de table et les nombreux services d’un festin.
Dans celle du mariage, un son et lumière avec quinze personnages saisissant de réalisme plonge le visiteur au cœur de la cérémonie du mariage royal.
Un espace muséographique
Le parcours se termine avec un espace muséographique qui met l’accent sur certaines collections, telles que la série de sept tapisseries des Preux, tissée à Aubusson au XVIe siècle.